Deux piliers sur trois, je les contrôlais. Le troisième m'échappait.
Ce que je vivais, sans avoir de mot dessus
Ça fait vingt ans que je m'entraîne. Vingt ans que je fais attention à ce que je mange. Ces deux piliers-là, je les tiens.
Le troisième, je ne le contrôlais pas du tout. Et je ne m'en étais même pas rendu compte avant longtemps.
Je me levais fatigué. Pas exceptionnellement, pas certains matins pires que d'autres — fatigué, point, presque tous les jours. Souvent un peu cafardeux au réveil. La bouche sèche, systématiquement.
Il me fallait beaucoup de café pour émerger. Pas un café pour le plaisir, un café pour fonctionner.
Je n'ai jamais eu de problème de santé. Ça, je veux que ce soit clair. Je n'étais pas malade. Je récupérais mal. Ce n'est pas la même chose.
Il y avait aussi autre chose, que je découvrais indirectement plutôt que par moi-même : il y avait des matins où ma femme n'était plus dans le lit à mon réveil. Je la retrouvais sur le canapé — je ronflais tellement qu'elle ne pouvait pas dormir à côté de moi.
Je m'entraînais vingt ans. Je mangeais bien vingt ans. Et la nuit, quelque chose ne fonctionnait pas.
La montre
J'ai commencé à porter une montre connectée qui suit le sommeil. Pas pour la performance. Par curiosité, au départ.
Ce que j'ai vu m'a arrêté net : mes phases de sommeil profond étaient minces. Ma respiration, la nuit, n'était pas celle que je pensais avoir.
On ne peut pas agir sur ce qu'on ne voit pas. C'est aussi simple que ça. J'ai fait attention à mon alimentation et à mon entraînement pendant vingt ans parce que je pouvais les mesurer, les sentir, les ajuster. Ma respiration nocturne, je ne l'avais jamais vue. Alors je ne l'avais jamais travaillée.
Ce que j'ai testé — et ce qui n'a pas marché
Une fois le problème identifié, j'ai voulu essayer de fermer la bouche pendant la nuit pour respirer par le nez. L'idée n'est pas nouvelle, je le savais. Ce qui m'a surpris, c'est à quel point ce qui existait déjà sur le marché ne convenait pas.
J'ai testé des modèles fermés, sans ouverture centrale : la sensation d'être piégé, la bouche totalement scellée, m'empêchait de m'endormir tranquillement.
J'ai testé de simples bandes : elles ne tenaient pas jusqu'au matin. Je les retrouvais décollées, quelque part dans le lit ou par terre.
J'ai testé d'autres formes encore, qui ne se posaient tout simplement pas correctement sur mon visage.
Aucun de ces produits ne semblait pensé pour s'adapter à des visages et des pratiques différents. Chacun avait été conçu pour un usage, un visage, une situation — pas pour s'ajuster à ce que chacun vit réellement la nuit.
Je n'ai rien conçu ni rien fabriqué. J'ai testé plusieurs modèles disponibles sur le marché, et j'ai fini par sélectionner celui qui convenait au plus grand nombre — débutant, avancé, expert. Ce n'est pas une invention. C'est un choix, fait après avoir éliminé ce qui ne fonctionnait pas.
Everlyss n'est pas le sujet
Ce que j'ai cherché à régler, c'était ce troisième pilier — celui que je ne surveillais jamais, alors que je surveillais tout le reste depuis vingt ans.
Le produit n'est qu'un moyen. Ce qui compte, c'est ce qui se passe pendant que vous dormez, et ce que vous ressentez en vous réveillant.
Ce que je vis, pas ce que je mesure
Je ne vais pas vous parler de résultats mesurés ni de chiffres. Je vais vous parler de ce que je vis.
Je me réveille avec plus d'énergie. Ce moment où vous ouvrez les yeux, avant même de vous lever — je le vis différemment qu'avant.
Le café du matin est redevenu un plaisir. Pas une béquille.
Et d'après ma femme, je ne ronfle quasiment plus.
Deux piliers tenus depuis vingt ans. Le troisième, je le tiens enfin aussi.
